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Test manette Razer Raiju V3 Pro : la croix que la DualSense aurait dû avoir

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Razer a mis le paquet exactement là où la DualSense de Sony manque.

La Raiju V3 Pro, c’est la réponse de Razer à la DualSense Edge. Une manette PS5 sous licence officielle, taillée pour la compétition, lancée à 209,99 euros. Razer a viré ce qui est souvent considéré par les joueurs pro comme des fioritures pour ne garder que la performance. Et après plusieurs semaines avec, voici mon verdict.

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Une DualSense qui aurait fait de la muscu

Visuellement, pas de dépaysement. Comme la DualSense, elle reprend les sticks symétriques, les boutons aux symboles PlayStation et un vrai pavé tactile central. La prise en main est immédiate quand nous venons de la manette Sony.

Razer Raiju V3 Pro
© Robin Sabbadini

La différence se sent au poids. Avec 258 grammes sur la balance, elle est plus légère que la DualSense, et ça se ressent sur les longues sessions. Le grip caoutchouté à l’arrière fait bien le job, rien ne glisse.

Razer Raiju V3 Pro
© Robin Sabbadini

Côté bundle, Razer ne se moque pas de nous. La manette arrive dans une sacoche de transport, avec le dongle HyperSpeed Wireless 2,4 GHz et un tournevis pour démonter les palettes arrière. Des sticks supplémentaires, concaves et convexes, sont aussi fournis pour ajuster hauteur et forme. Bref, on sent le produit premium dès le déballage.

Des clics qui font du bien

C’est le premier truc qui m’a marqué : le feeling des boutons. Razer utilise ses boutons d’action méca-tactiles, et chaque pression donne un petit clic net, franc, presque addictif. On est loin du côté mou de la DualSense. Une fois qu’on y a goûté, revenir en arrière est difficile.

Même traitement pour les boutons supplémentaires. La manette embarque 4 palettes arrière amovibles et 2 bumpers « claw », tous remappables, avec les mêmes switchs que ceux des souris haut de gamme de Razer. Résultat : ça claque sous le doigt, et on peut sortir le pouce du stick droit sans perdre en réactivité.

Les gâchettes suivent la même logique. Deux loquets au dos permettent de basculer physiquement entre une course longue analogique à effet Hall et une course ultra courte. Pour les FPS, c’est redoutable.

Une croix idéale pour le VS Fighting

Parlons du vrai point fort. La croix directionnelle de la DualSense est une catastrophe pour les jeux de combat. Les diagonales passent mal, les quarts de cercle sortent une fois sur deux, et on finit par jouer au stick par dépit. Franchement, pour du jeu de baston, elle est inutilisable.

La Raiju V3 Pro règle le problème. Sa croix en PBT est montée sur des switchs de souris et peut être bridée sur quatre ou huit directions. Le résultat est excellent : chaque direction est précise, les diagonales tombent pile, et les manipulations sortent enfin comme on les a dans la tête. Le petit clic à chaque input aide aussi à sentir exactement ce qu’on envoie. Sur le dernier Marvel Tokon par exemple, c’est un indispensable.

Le mode 4 directions est un vrai plus pour les jeux rétro ou les menus, où une diagonale parasite peut vite tout gâcher. Pour les fans de jeux de combat qui refusent le stick arcade, c’est clairement l’argument numéro un de cette manette.

Sticks TMR et autonomie de marathonien

Sous les pouces, on trouve des sticks TMR (Tunnel Magneto Resistance). Au moment de sa sortie, c’était la seule manette PS5 à en être équipée. Le principe : des capteurs magnétiques qui limitent l’usure et le fameux drift. Sur le papier, c’est le genre de techno qui nous évite de racheter une manette au bout de deux ans.

Razer Raiju V3 Pro
© Robin Sabbadini

Ces sticks consomment aussi moins. Et avec l’absence de moteurs de vibration, l’autonomie s’envole avec jusqu’à 36 heures de jeu sans fil sur PS5. On est loin de la DualSense qui réclame son câble tous les 5 heures.

Pour la personnalisation, on peut régler la sensibilité, remapper les boutons et stocker 4 profils en mémoire via l’application mobile Razer ou Synapse 4. Sur PC (puisque oui, il est parfaitement possible d’utiliser la manette sur PC également), le taux d’interrogation grimpe jusqu’à 2 000 Hz en filaire.

Razer Raiju V3 Pro
© Robin Sabbadini

Et maintenant, les sacrifices

Forcément, Razer a fait des choix ici qui vous l’empêcher d’être la manette ultime. Malgré la licence officielle PlayStation, il n’y a ni retour haptique, ni même le moindre moteur de vibration. Razer le justifie par le poids et la latence. Pour du compétitif, ça se tient. Pour Astro Bot ou un gros jeu solo, nous perdons clairement une couche d’immersion.

Razer Raiju V3 Pro
© Robin Sabbadini

Pas de gâchettes adaptatives non plus, ni de haut-parleur. Le gyroscope passe aussi à la trappe. Et il y a un détail agaçant au quotidien, il est impossible de sortir la PS5 de veille avec la manette. Il nous faut garder une DualSense sous la main ou appuyer sur le bouton de la console. Enfin, pas de Bluetooth, tout passe par le dongle.

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Pour ce prix, ça fait beaucoup de concessions. Mais soyons honnêtes : ce sont des fonctions que les joueurs compétitifs coupent souvent d’eux-mêmes.

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